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Succession : que faire de l’argent d’un héritage ?

Rédigé par Birdee | Feb 1, 2024 6:00:00 AM

Succession : comment investir l’argent d’un héritage ? 

Lorsque l’on reçoit un héritage, choisir la bonne façon d’honorer la mémoire d’un défunt en plaçant son argent n’est pas la chose la plus simple. Faut-il déclarer cet héritage aux impôts ? SCPI, assurance-vie, épargne ou immobilier : quel type de placement choisir pour votre héritage ? Avant de vous lancer dans un investissement un peu trop rapidement, prenez le temps de faire le point sur votre situation. Birdee vous éclaire sur vos droits et vous accompagne dans le choix du bon investissement pour placer votre héritage. 

Droits de succession et déclaration aux impôts : les règles à connaître 

Complexes, les règles en matière de succession méritent d’être étudiées en détail. Birdee vous explique tout ! 

Doit-on déclarer des droits de succession ?  

En cas du décès d’un parent proche, si vous êtes héritier légataire ou donataire responsable du défunt, sachez que vous êtes dans l’obligation de déclarer l’argent de votre succession aux impôts. Vous devez tout d’abord envoyer une déclaration aux services fiscaux qui vont alors calculer si vous êtes à même de payer des impôts sur votre succession. Cette déclaration de succession doit être faite :  

  • - Dans les 6 mois à compter de la date du décès du défunt s'il intervient en France, 
  • - dans un délai de 12 mois suite au décès si ce dernier est intervenu hors du territoire français (sauf cas particulier pour Mayotte et La Réunion).  

Dans certains cas, vous pouvez être dispensé de déclaration. Des abattements sont appliqués en fonction du lien de parenté entre le défunt et l'héritier (par exemple, s’il y a un montant spécifique destiné aux enfants, un autre pour le conjoint, etc.). Certains biens, comme la résidence principale entre époux ou partenaires de PACS, peuvent bénéficier d'exonérations partielles ou totales.

💡 Si un testament a été rédigé, la déclaration peut être effectuée par un notaire. Dans le cas d’un défunt parent, vous êtes en droit d’établir une déclaration unique pour la totalité de la succession, signée par tous les héritiers concernés.

Quelles sont les conditions appliquées aux droits de succession ?  

Les montants de droits de succession d’un héritage à régler sont calculés suivant un barème d’imposition

Votre taux de droit de succession dépend du lien de parenté que vous possédez avec le défunt. Plus votre lien de parenté est distant avec le défunt, plus le taux sera élevé. Le paiement des droits de succession intervient suite au décès et à la réception de l'avis d'imposition et généralement dans les 6 mois suivant la déclaration.

Des contextes peuvent faire évoluer le taux d’imposition : 

  • - Dans le cas d’une donation effectuée par le défunt de son vivant, injectée il y a moins de 15 ans avant le décès, le taux d’imposition peut augmenter. 
  • - Si le défunt était endetté ou possédait des emprunts en cours, les dettes peuvent être déduites de l'actif successoral, ce qui pourra diminuer la base de succession imposable.
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Les différents investissements envisageables pour votre héritage   

Vous héritez d'un montant non négligeable suite au décès d’un défunt proche et ne savez pas comment investir cet argent ? Selon le montant perçu, les conditions de votre héritage et les risques que vous êtes prêts à prendre, différentes solutions sont possibles pour faire fructifier ce patrimoine. 

  1. Placer son héritage dans un ou plusieurs livrets d’épargne bancaire : une solution de précaution

Si la solution de placer son argent dans un livret bancaire ne crée pas de retour sur investissement direct, celle-ci vous assure une certaine sécurité économique. 

Il est possible de répartir votre somme d’héritage dans plusieurs livrets d’épargne dont les taux d’intérêt peuvent varier : le LEP qui propose actuellement le rendement le plus intéressant du marché (6 %). Vous pouvez aussi opter pour un livret A ou LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) rapportant chacun un taux de 3 % d’intérêt annuel.

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  1. Choisir un placement dans une LMNP pour investir un gros héritage

Si vous avez reçu un montant d’héritage supérieur à 100 000 euros et que vous souhaitez déléguer la gestion de votre patrimoine, le placement dans un loueur en meublé non professionnel (LMNP) peut être avantageux sur du long terme. Le LMNP offre la possibilité d'investir dans des résidences de services tout en confiant la gestion du bien à une société. 

Comment ça marche ? Vous investissez dans une propriété, signez un accord avec un gestionnaire, avec, à la clé, un rendement de 6 à 10 %. Si vous optez pour ce type de placement immobilier, pensez à vous assurer que le gestionnaire de votre société est stable financièrement.  

  1. Souscrire un contrat d’assurance-vie  

Placement préféré des Français, l’assurance-vie est un moyen efficace d'accroître son épargne sur du long terme grâce à des avantages fiscaux. Outil d'épargne flexible, l’assurance-vie permet d’assurer une sécurité financière à vos descendants ou aux personnes à qui vous léguez votre patrimoine. 

En tant que parents, vous pouvez souscrire un contrat d’assurance-vie pour léguer un capital à vos enfants héritiers. Le compte assurance-vite reste sous votre responsabilité jusqu’à la majorité de vos enfants. À tout moment, vous pouvez ajuster votre investissement et retirer l’argent de votre compte assurance-vie pour compléter vos revenus ou gonfler votre retraite

💡 Jusqu’à un montant de 152 500 euros, votre assurance-vie n’est pas soumise aux droits de succession.

  1. Investir dans une SCPI pour s’assurer des rendements réguliers

Acquérir des parts SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) revient à placer son investissement dans l'immobilier collectif, comme des bureaux ou des commerces. 

Ces fonds sont gérés par un professionnel privé, dont la mission est de maximiser les profits et de vous verser des revenus trimestriels ou annuels. Les SCPI offrent un rendement attrayant, entre 4 et 6 %. Tout comme l’acquisition d’une maison, les loyers perçus par une SCPI sont imposés tels des revenus fonciers. Attention, le gestionnaire d’une SCPI peut faire faillite : c’est un risque à prendre.

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